Pia dans la nature

par firmm Team

Image et son

Texte: José Manuel Escobar Casado, photos: firmm + l'équipe de "Pia und die wilde Natur"

Il est bien connu que dans les activités saisonnières le travail ne commence jamais le premier jour de la saison. Dans mon cas, j'ai reçu le premier courriel de Katharina le 8 février m'informant que le 12 avril, nous recevions la visite d'une émission de télévision allemande intitulée : “Pia und die wilde Natur”. Au départ, le nom a attiré mon attention : "Pia dans la nature" et les vidéos que j'ai regardées n'ont fait qu'accroître mon intérêt.

Dans ce programme, Pia doit photographier trois espèces, des animaux ou des plantes, et pour y parvenir elle fait appel à des professionnels. J'ai pu la voir en Amazonie, en Antarctique, sur des îles éloignées, etc. Dans le détroit de Gibraltar, ils sont venus photographier des globicéphales noirs. Leur morphologie, différente de celle des autres dauphins, les rendait attrayants pour leur programme et, de toute évidence, le détroit de Gibraltar est l'endroit idéal pour atteindre cet objectif.

Après que Katharina m'a annoncé que je participerais au programme, j'ai reçu un courriel m'indiquant le planning des deux jours que je passerais avec l'équipe d'enregistrement ainsi que les questions qu'ils avaient préparés pour moi et quelles seraient les plus importantes. J'ai visionné plusieurs vidéos du programme afin d'en connaître la dynamique et afin de pouvoir y répondre en m'adaptant au format.

Dans ces vidéos, j'ai pu découvrir Pía, qui m’a paru dès le premier instant une personne très sympathique et amicale, ainsi qu'une excellente communicatrice scientifique pour les enfants en raison de son expressivité et de son dévouement. Pour toutes ces raisons, j'attendais désormais avec impatience la journée du 12 avril.

La veille de l'enregistrement de l'émission, j'ai rencontré Marcela et le caméraman Mathias dans le port de Tarifa pour faire connaissance, pour leur montrer notre bateau et pour en savoir plus sur leurs attentes. Comme j'ai l'expérience avec des clients portant des caméras de télévision, j'ai demandé à Mathias s'il craignait d'avoir le mal de mer pendant le tournage sur le bateau, et il m'a répondu que non, mais qu'il prendrait tout de même des précautions.

Le jour J y avait du "Poniente", un vent froid venant de l'ouest. L'équipe voulait faire ses premières prises de vue à bord du firmm Vision lors d'une de nos excursions quotidiennes, afin de montrer notre travail et le fonctionnement de la fondation. Après avoir assisté à la séance d'information dans le port, trois caméramans et Pia sont montés à bord. La chance était de notre côté puisque nous avons rapidement repéré un souffle. Comme c'était la saison des cachalots, nous avons d'abord pensé que nous en avions trouvé un, mais lorsque nous avons vu un deuxième souffle plus petit, nous avons pensé qu'il s'agissait peut-être d'un rorqual commun adulte avec son baleineau, et ... c'était le cas. Les caméramans se sont mis à filmer et à prendre leurs premiers clichés. Après un certain temps en nous éloignant des rorquals communs, ils sont montés sur le pont supérieur et ont discuté avec Katharina pendant que nous observions les dauphins et, plus tard, les globicéphales noirs. Une sortie réussie et un objectif atteint.

José et Pia

Pour terminer la journée, l'équipe de tournage et moi-même sommes montés sur un zodiac pour prendre d'autres photos et afin que je réponde aux questions qu'ils avaient préparées. La sortie en zodiac a également apporté de bons moments, nous avons appris à mieux nous connaître et cela m'a permis d'être plus détendu devant les caméras. Toutes les questions étaient destinées à comprendre pourquoi le globicéphale noir, malgré son apparence de baleine, appartient aux dauphins.

Le retour au port avec le coucher du soleil a été la fin parfaite d'une journée parfaite. Nous étions tous satisfaits du travail accompli après une longue journée. Par ailleurs, le caméraman a réussi le défi de filmer dans le détroit de Gibraltar sans avoir le mal de mer, un vrai professionnel.

Nous nous réjouissons d'ores et déjà de voir le résultat à la télévision et nous espérons qu'il plaira à tous, tout comme notre activité d'observation des baleines dans le détroit de Gibraltar.

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