Baleines et dauphins dans le détroit de Gibraltar

foundation for information and research on marine mammals

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Récits

Les premiers rorquals de la saison 2008

30. mars 2008

Jörn, firmm Jörn web

Ma première sortie de la saison commença avec mes favoris : les rorquals. La journée débuta dans une ambiance plutôt tendue car le moteur de bâbord ne voulait pas démarrer. Un bouchon de saleté s’était formé dans le tuyau de diesel et devait être extrait par le marin Diego et le capitaine Sebastián avant de pourvoir partir. Les passagers ont donc dû attendre pendant 2 heures.
On venait tout juste de partir, enfin ! que je n’en cru pas mes yeux : la nageoire dorsale d’un petit rorqual émergeait devant nous sur la gauche, à environ 700 m. La fois d’après, une grande baleine surgit à ses côtés, soit sa mère, soit son partenaire.
Nous étions en train de suivre les animaux qui nageaient tranquillement vers l’Ouest, quand, tout à coup, Sebastián annonça un cachalot, dont le souffle brillait au soleil à env. 3 km de nous. Diego en annonça même un deuxième. Mais ils étaient trop loin de nous et on espéra les revoir plus tard. Malheureusement, ce souhait ne se réalisa pas, mais nous avons pu observer à la place des globicéphales et beaucoup de grands dauphins de très bonne humeur.
Après tout, les passagers ont été bien récompensés de leur attente, car, sans le problème du tuyau bouché, nous n’aurions pas vu les rorquals - des baleines tellement rares !

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Rorqual commun

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Cachalot macrocéphale

Photos: firmm

Bateau coulant devant Gibraltar

26. août 2007

Pendant nos sorties en bateau dans la baie d’Algeciras on peut voir des choses extraordinaires en ce moment - à part des dauphins. Au moment de la collision entre un cargo chargé de scorie et de riblon avec un pétrolier le 12 août la vue suivante nous est offerte:

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Photo ci-dessus: Cargo semi-coulé devant Gibraltar (Photo Carine)

Pour éviter le naufrage le cargo était échoué sur un escarpement, directement devant Gibraltar, environ 25 mètres sous la surface de l’eau. Ainsi, le péril n’est pas encore conjuré, car si le cargo glissait de l’escarpement, il coulerait dans une profondeur de 500 m. Les travaux de sauvetage ont commencé et on peut espérer que le carburant ainsi que l’huile, qui sont encore dans les tanks ne se répandront pas dans la baie.

Communiqué de presse du 12.08.07

Dans le Détroit de Gibraltar il y a eu une collision de deux bateaux aujourd’hui. Les deux bateaux, un pétrolier et un cargo, naviguaient sous le pavillon danois. Le cargo chargé avec de la scorie et du riblon risquait de couler après la collision avec le pétrolier.Le pétrolier a pu entrer dans le port d’Algeciras (Andalousie) intact.Il était chargé avec 39′000 tonnes de pétrole brut. Les 26 membres d’équipage du cargo ont pu être sauvés. L’accident a eu lieu ce matin à 5 heures. La cause de l’accident n’est pas encore sûre. Le cargo voulait quitter la mer Méditerranée en direction de l’Atlantique. Il venait de quitter le port de Gibraltar pendant que le pétrolier voulait aborder un port en Espagne. La collision s’est passée à environ un kilomètre de la côte espagnole. Les autorités sont en train d’étudier comment ils peuvent repêcher le pétrole du cargo pour éviter qu’il n’ encrasse la côte de l’Andalousie.

-Carine-

L’Observation des baleines n’est pas une visite d’un jardin zoologique

12. août 2007

Même si on offre plusieurs sorties en bateau tous les jours, chaque sortie est unique - pour ceux qui ne font qu’une sortie pendant leurs vacances en tout cas mais aussi pour les participants aux cours de 1 - 2 semaines de firmm® ou des “récidivistes”, qui restent à Tarifa pendant plusieurs jours et ainsi ont l’occasion de participer en différentes sorties, chaque sortie est différente.

On ne peut pas toujours s’attendre à voir des dauphins sautant ou curieux et en train de jouer ou un cachalot directement près du bateau - finalement il s’agit d’une visite dans la nature et non dans un jardin zoologique. Voyez-vous des chevreuils et des renards chaque fois que vous vous promenez dans la forêt? De même, chez nous,nous avons plus de chance d’observer des animaux en liberté si nous sommes accompagnés d’un forestier ou d’un ornithologiste, car eux savent quand et où on peut observer des animaux avec une grande probabilité. Ainsi en est-il pour les sorties en mer avec firmm® : En raison de l’expérience et des travaux de recherche il est possible de voir des baleines et dauphins avec une grande probabilité. Mais de garantie on ne peut et ne doit pas en avoir.

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06.08

Photos ci-dessus: Les groupes passent tranquillement près de notre bateau en direction de l’Atlantique (Photos: firmm®)

Et ce ne doit pas toujours être le spectacle des grands sauts ou un rorqual - ça peut être très pacifique d’observer des globicéphales noirs dormant (vendredi, 10 août, 13 h) ou des orques rassasiés (mardi, 7 août, 8 h). Néanmoins il était très impressionnant et inhabituel de voir un grand nombre d’environ 250 - 300 globicéphales noirs. Normalement, les globicéphales noirs vivent dans des groupes d’environ 10 - 25 animaux. Mais ce mercredi (8 août, 18 h) nous avons vu d’innombrables groupes à une distance d’environ 100 à 500 mètres, dans tous les points cardinaux on pouvait découvrir des globicéphales noirs, resp. des groupes, on ne savait plus où regarder… Tous nageaient tranquillement et placides dans la même direction. Il semblait que tous les globicéphales noirs de la région s’étaient concertés, c’était magique. Ils ne se laissaient pas impressionner ni déranger, ni par notre bateau d’observation ni par les géants des océans, quelque soit la voie où ils nageaient. Comme mentionné avant - chaque excursion est unique et permet d’en savoir plus sur les mammifères marins et leurs attitudes

-Astrid Meyer-

Les premières conférences aux écoles marocaines!

7. juin 2007

Suivant une invitation du Lycée Régnault français et l’Ecole Berchet, nous avons pris le premier ferry pour aller à Tanger ce matin. Dominique Geysen, un volontaire, qui aide Firmm depuis 6 ans, chaque fois qu’on a besoin de lui, m’a accompagnée. Il a déjà fait des conférences dans des écoles espagnoles pour plus de 20′000 enfants, pour les sensibiliser aux baleines et aux dauphins vivant dans le Détroit de Gibraltar. Grâce à lui beaucoup de représentants du Medio Ambiente, l’office pour la protection de l’environnement espagnol, sont venus sur notre bateau de recherche ainsi que beaucoup d’écoles espagnoles. Comme Dominique est de Belgique, il parle parfaitement le français et c’est évidemment pour cela qu’il m’accompagnait.

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Le matin un programme de 2 heures avec 50 adolescents âgés de 16 ans nous attendait. Tous, les étudiants ainsi que les professeurs, étaient bien étonnés quand nous leur présentions les 7 espèces de baleines et dauphins qui peuvent être observés dans le Détroit de Gibraltar.

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Une présentation impressionnante au sujet des périls et menaces, auxquels les dauphins et baleines sont en butte aujourd’hui, terminait le programme avant la pause. Ensuite suivit une présentation au sujet du Dolphin Resort planifié dans la baie de Sidi Kankouch, laquelle est connue par tout le monde à Tanger. A la fin nous avons montré une partie d’un DVD sur une sortie en bateau chez les baleines et dauphins dans le Détroit de Gibraltar. Suite aux présentations les étudiants posaient des questions intéressantes, auxquelles Dominique répondait d’une façon brillante.

06.07

Après une courte pause de midi avec une Tajine typique, suivit une présentation dans l’Ecole Berchet devant 50 élèves âgés de 10 ans. Je n’ai jamais eu auparavant une classe aussi intéressée, laquelle voulait tout savoir exactement et, de nouveau, était étonnée de ce qui vit devant leurs portes.

06.07

Cela nous a fait grand plaisir et quand à la fin, il nous est resté un peu de temps, les enfants n’arrêtaient pas de poser des très bonnes questions à Dominique. Ils se réjouissent déjà maintenant de nous rendre visite dans le Dolphin Resort. In Salah!

06.07

- KH -

Baleine à bosse morte à Zahara de los Atunes

4. juin 2007

Par hasard nous subîmes le désastre d’un cadavre d’une baleine à bosse, lequel était échoué à la plage à Zahara de los Atunes (à environ 40 km de Tarifa, en direction Cadiz). Après nous être assurés que l’animal mort soit toujours là, nous sommes partis avec les participants du cours de cette semaine pour regarder l’animal.

Arrivés à Zahara, nous trouvâmes le cadavre à la plage pas loin du poste de la Guardia Civil. L’animal jeune, un mâle d’une longueur de 8 mètres était situé sur le dos dans le déferlement de la houle. La cause de mort exacte ne pouvait pas être constatée. D’une part à cause de l’état de la décomposition avancé, d’autre part parce que le cadavre était sur le dos et ainsi des blessures éventuelles dans cette zone ne pouvaient pas être découvertes. Au cas où nous en apprendrions plus sur la cause de cette mort, nous vous en informerons.

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Photo ci-dessus: la baleine à bosse morte allongée sur le dos dans le déferlement de la houle.

Photo en bas: les deux biologistes de firmm®, Michael Casanova (l.) et Jörn Selling (r.) regardent l’animal mort

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Photo ci-dessus: la peau noire, d’un matériel comme le neoprène, se détache du tissu sous-jacent en raison de l’état de la décomposition

Photo en bas: une pou de baleine. Ces crustacés vivent sur des baleines et se nourrissent des petites pièces de peau morte et des algues

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-casi-

Excursion de l’université de Bâle à Tarifa

4. mai 2007

Pour la quatrième fois déjà, le Professeur David G. Senn de l’université de Bâle s’est rendu à Tarifa avec l’une de ses promotions universitaires. Du 24 avril au 3 mai les étudiants se sont penchés sur différents sujets de biologie marine. Comme d’habitude, l’accent fut mis sur l’étude du plancton et naturellement des baleines.
Dès que possible et quotidiennement, des échantillons de plancton furent prélevés pour ensuite être analysés au microscope. La composition des échantillons de plancton ressemblait grandement à celle des échantillons prélevés l’année dernière. Au début, nous avons pu observer un grand nombre de mollusques ptéropodes, ainsi que des copépodes. A la fin du cours, apparurent également d’autres organismes tels que, par exemple, des salpes.
Nous avons également pu observer un grand nombre de baleines et de dauphins lors de nos sorties en mer. La plupart des participants ont eu la chance de voir non seulement des grands dauphins, des dauphins communs et des dauphins rayés, mais aussi des cachalots!

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Photos ci-dessus: à gauche: mollusque ptéropode; à droite: foraminifère (organisme unicellulaire) (Photos: Casi)

La première partie du cours eut pour objectif de préparer les participants à la biologie marine, à leur donner les bases ainsi que d’utiles suggestions, afin qu’ils puissent s’entraîner dans les différents domaines composant la deuxième partie du cours. A côté des cours magistraux, nous avons également fait des excursions le long de la côte pour obtenir une image représentative des habitats marins.

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Photo ci-dessus: Professeur Senn et quelques étudiants au littoral (phono: firmm)

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Photos ci-dessus: Dans la salle de conférence, eurent lieu des exposés qui furent ensuite commentés, et des questions discutées (photos: Casi)

En dehors des travaux scientifiques, les étudiants eurent assez de temps pour découvrir Tarifa, avec ses bars et ses restaurants.

-Casi-

ECS conférence à San Sébastian

2. mai 2007

Les biologistes de firmm® ont utilisé l’année des dauphins pour présenter deux évaluations de données à la conférence annuelle ECS (ECS = european cetacean society) qui eut lieu à San Sébastian. Les résultats furent imprimés en format poster et sont disponibles au téléchargement sur notre site firmm®. (seulement en anglais http://www.firmm.org/de/forschung.html ).

Outre le fait que San Sébastian (pour les basques “Donosti”) soit une très belle ville, avec ses tapas et son architecture, l’échange d’idées avec la science fut très informatif. En plus des nombreuses présentations plus ou moins intéressantes, nous avons pu apprendre beaucoup au sujet des différents travaux menés dans Détroit de Gibraltar.

L’un de nos posters présente les rorquals migrant près de Tarifa et l’autre l’habitat des globicéphales noirs en relation avec les marées.

Nous savons que les rorquals migrent à travers le Détroit de Gibraltar mais nous ne sommes toujours pas certains de la population à laquelle ils appartiennent. A travers nos posters nous présentons pour la première fois un calcul du nombre de baleines qui migrent dans le Détroit. Il s’agit uniquement d’une valeur approximative et pour pouvoir la déterminer avec précision, il nous manque quelques données. Cela nous permet au moins de donner une première impression quant à l’importance de cette migration.

Les données sur les globicéphales noirs des dernières années ont été évaluées statistiquement et la tendance de mouvement en rapport avec les marées a été analysée. Il en est ressorti que les animaux font des aller-retour dans le Détroit de Gibraltar en fonction des marées. A marée basse ils se retrouvent plutôt dans les zones situées à l’est, et à marée haute dans les zones ouest. La distance entre ces deux zones varie entre 1.25 et 4 miles nautiques (environ 2.3-7.5 km). Cela montre que les marées ont une influence sur le modèle de mouvement des globicéphales noirs. Cette observation pourrait se révéler utile en ce qui concerne de possibles régulations du trafic maritime dans le Détroit de Gibraltar.

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Photo ci-dessus: salle de conférence, siège des différents exposés sur les travaux de recherche présentés pendant la journée.

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L’exposition des posters au sous-sol

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Le centre de congrès à San Sébastian

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Le San Sébastian de San Sébastian ;-)

Photos: M. Casanova

-casi,Jörn-

Limitation de vitesse dans le Détroit de Gibraltar

28. février 2007

Lundi, le 26 février 2007

Nous pouvons jubiler - finalement notre travail de 9 années fructifie : Dans le Détroit de Gibraltar une limitation de vitesse sera introduit pour la protection des baleines ! Ici au Maroc nous avons reçu les bonnes nouvelles : Samedi passé on pouvait lire ces nouvelles dans les journaux de plusieurs pays (Allemagne, Belgique, Suisse, Espagne). Au bureau de firmm Maroc il y a une activité intense, Katharina reçoit incessamment des appels et des e-mails des stations de télévision et des journaux, comme par exemple de la TV Belgique, du journal espagnol ” El País ” et même de Reuters Madrid. Tous veulent savoir, combien de quelles baleines et dauphins il y a dans le Détroit de Gibraltar et combien de baleines blessées sont trouvées chaque année. Ça va sans dire que Katharina répond à toutes les questions avec plaisir et elle accepte les félicitations pour ce grand succès.

 

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Voici les faits d’un journal allemand :

Limitation de vitesse dans le Détroit de Gibraltar
Priorité pour les baleines

Pour la protection des mammifères marins, l’Espagne a fixé une limitation de vitesse pour des bateaux dans le Détroit de Gibraltar. ” Cette décision est incomparable dans tout l’Europe “, comme le journal espagnol ” El País ” a informé Samedi passé. Le but de cette décision est d’empêcher les collisions entre des bateaux et des baleines dans ce détroit très fréquenté. La limitation de vitesse de 13 nœuds (24 km) par heure est applicable dans une région, dans laquelle il y a environ 25 cachalots. Cette mesure n’est pas seulement pour protéger les cachalots mais aussi pour protéger d’autres espèces comme les rorquals.

En outre, l’Espagne et le Maroc sont en train d’examiner comme les routes des bacs entre les ports Algeciras et Tanger pourrait être changées pour protéger les baleines. Suite aux indications qu’on a aujourd’hui, le trafic des bacs n’est que concerné un peu parce que les bacs traversent la région des baleines seulement au bord. Une fois que le nouveau port à Tanger sera ouvert, des changements seront pris en considération. Ce port sera dans l’immédiate proximité de la région ou il y a beaucoup de cachalots.

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En plus, le ministère de l’environnement espagnol prononçait des restrictions pour l’observation des baleines ne pas seulement dans le Détroit de Gibraltar mais aussi sur les îles Canaries. Selon ces restrictions les opérateurs des bateaux, qui offrent du ” whale watching ” aux touristes, ne seront plus autorisés d’attirer des animaux à la surface. Il sera interdit d’utiliser des sondes ou de jeter du fourrage pour les animaux dans la mer. Surtout aux îles Canaries les touristes aiment des excursions de cette manière ces derniers temps.

Eveline Piaz du Maroc

Impressionnante rencontre lors du cours hebdomadaire

8. août 2006

Dû aux mauvaises conditions climatiques de ce week-end et d’hier, le plus grand bateau de firmm n’a pu sortir que dans la baie d’Algeciras. On y rencontre très souvent de plus grands groupes de dauphins communs. Lors de notre première excursion ce lundi (07.08.), les participants à notre cours ont eu la grande chance de voir l’une des plus grandes créatures de l’océan. Ils se sont retrouvés très près d’un rorqual commun qui étincelait juste en face de la baie. Sur leur route habituelle pour se rendre dans l’Atlantique, ils passent par la côte espagnole. En plus de beaucoup d’énergie positive, il faut aussi un minimum de chance pour pouvoir observer cette gigantesque baleine lors de sa migration. -casi-

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photo du haut: le dos d’un rorqual, avec sa petite mais bien distincte nageoire dorsale;
deuxième photo: région de la tête; on peut identifier les deux évents sur le région frontale (photos: Diego Diaz)

En restant avec les orques (24.07.-28.07.06)

31. juillet 2006

Tarifa, 12 h. Le soleil brûle, le vent souffle, la coiffure se maintient même si elle est continuellement aspergée d’eau de mer. C’est déjà la troisième fois que je reste pendant une semaine complète avec “Katharina et les baleines”. D’une certaine façon, je suis rivé au charme des mammifères marins du Détroit de Gibraltar, aux assistants de la fondation firmm® et même au village de surfeurs et de pêcheurs, Tarifa, situé à la pointe la plus au sud du continent européen, et affecté d’odeurs innombrables et variées.

Par pure chance, je suis arrivé ici grâce à la tante d’un ami, elle organise des cours de biologie marine à l’université de Bâle en Suisse. J’ai été très surpris de rencontrer tant d’espèces différentes de dauphins (3 différentes), des globicéphales et même, suivant la saison, des cachalots et des orques dans le Détroit le plus agité. En tant que plongeur confirmé et photographe amateur, je fus très content de pouvoir mener mes activités de loisir de cette façon et de pouvoir contribuer un petit peu à la fondation firmm® et à la préservation des mammifères marins grâce à mes photos.

 

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A gauche: dauphin rayé. A droite: grands dauphins en train de sauter (photos: Bernd Nies; www.nies.ch)

Cette semaine encore nous avons eu beaucoup de chance avec le vent, ainsi qu’avec les orques qui se sont aussi rassemblées pour leur grande fête annuelle du thon dans le Détroit de Gibraltar. A cause d’un banc de brouillard matinal, nous n’avons pas pu sortir en mer avant le troisième réchauffement. Une excursion en bateau de trois heures nous emmena de Tarifa jusqu’aux roches submergées, où les lignes des pêcheurs espagnols et marocains sont utilisées pour pêcher le thon. Ils sont assis dans des petits bateaux et remontent le poisson à la main via des longues lignes de pêche. Les orques sagaces savent depuis longtemps qu’il y a quelqu’un qui s’occupe de la partie difficile de la pêche. Elles attendent patiemment jusqu’à ce que le thon fatigué soit remonté des profondeurs vers la surface pour le grignoter aussi vite que l’éclair de la ligne et ne laisser que la tête et l’hameçon. Elles sont totalement absorbées et font surface ci et là entre les bateaux des pêcheurs, prennent de l’air trois ou quatre fois et replongent.

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Orcas are patrolling around the fisherboats (Pictures: on the left: Bernd Nies , www.nies.ch; on the right: Christoph Bosshard )

La photographie des baleines et des dauphins est à la base une question de chance: la plupart du temps les animaux n’apparaissent pas à l’endroit où on les attend avec l’appareil photo, souvent ils sont trop loin, vous manquez juste le moment où ils émergent, la clarté et la fenêtre d’affichage ne conviennent pas ou vous perdez simplement de vue l’animal quand le bateau bascule. Mais de toute façon c’est très amusant d’observer et de photographier les animaux et de rejeter 90% au moins des photos pour en trouver quand même quelques unes qui sont très belles. Le défi consiste à parvenir à prendre de meilleures photos que la fois d’avant et cette visite ne sera certainement pas ma dernière.

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Pêcheurs espagnols (à gauche) et marocains (à droite) attrapant le repas suivant pour les orques (photos: Christoph Bosshard; attention au nouveau-né au milieu à droite!)

Merci beaucoup aux membres de l’équipe de firmm® pour leur superbe travail!

-Bernd Nies-