Baleines et dauphins dans le détroit de Gibraltar

foundation for information and research on marine mammals

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Archiv für octobre 2008

Nous prenons congé pour 5 mois!

31. octobre 2008

Text: Katharina Heyer
Fotos: firmm

Nous prenons congé des:

Globicéphales noirs bien-aimés: Franzfin, Zack-Zack, Puzzle et Curro :

Franzfin
Franzfin

Zackzack
Zackzack

PUZZLE
Puzzle

Curro
Curro

et de toutes les autres familles de globicéphales. Les bébés auront bien grandit quand on les reverra dans 5 mois …

GW Baby jagend

GW Mutter mit Babies

Nous disons aussi “adios” à tous les dauphins bleus et blancs….

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Gestreifte

et aux petits groupes de dauphins communs….

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Nous nous demandons si les adolescents aventureux des grands dauphins seront aussi joueurs quand on les reverra dans 5 mois? Cette année, ils ont même amélioré leur acrobatie qui a été présentée - à notre grande joie - auprès de notre nouveau bateau le “firmm spirit “.

Sandro von Bergen bild4

Tümmler springend

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Est-ce que les trois cachalots que nous avons vus pendant tout l’été et aussi vers la fin de la saison resteront dans le Détroit pendant tout l’hiver?

Pottwal mit Regenbogen

D’ores et déjà nous regrettons les excursions captivantes pour voir les orques qui sont venus parfois très près du bateau.

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Nous nous souvenons volontiers des vues nombreuses de rorquals qui offraient des images inoubliables, selon les jeux de la lumière et du soleil, de telle sorte que même notre marin Diego a saisi sa camera.

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Photo: Diego Díaz Piñero

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Photo: Diego Díaz Piñero

Il est temps de mettre les bateaux à l’abri. Ils vont passer l’hiver à Barbate pour la maintenance. Les tempêtes d’automne ont commencé et nous devons annuler nos excursions de plus en plus souvent.

Palmen

Sturm

Lors de la tempête passée même le grand ferry pour Tanger était annulé, 2 petits bateaux au port de Tarifa se sont enfoncés.

sinke ndes Boot

et un grand cargo a chaviré près du Punto Europa, à Gibraltar. Mais aussi notre “firmm spirit” a eu sa première avarie:
La tempête a tellement déformé le fixage arrière que nous ne pouvons plus l’utiliser.

Fedrafraile
Photo: Diego Díaz Piñero

Nous allons regretter les couchers de soleil merveilleux que nous avons pu voir lors de nos excursions de soirées.

Sonnenuntergang Sam im Bug

Sonnenuntergang mit Schiff

De divers sujets :

Vous pourrez lire une rétrospective de notre biologiste Jörn Selling concernant la saison des orques dans notre lettre d’information no. 10 qui sera expédiée au mois de novembre ou bien qui pourra être téléchargé de notre site web www.firmm.org. .

Vous êtes tous invités à nous rejoindre à l’occasion de notre 11ème rencontre de firmm le 24 janvier 2009 à Aarau/Suisse. Vous pouvez télécharger l’invitation de notre site web. Homepage herunterladen.

A partir du mois de janvier,vous nous trouverez aux salons de tourisme suivants en Suisse:
Bern : 15.01 - 18.01. 2009
Zürich FESPO : 29.01. - 01.02. 2009
St. Gallen : 06.02. - 08.02. 2009
Basel: 13.02. - 15.02. 2009.

Nous vous souhaitons à tous une très bonne fin d’année et nous nous réjouissons à l’avance de nombreux volontaires pour l’année prochaine!

L’équipe de firmm Tarifa

Sortie avec notre nouveau bateau “firmm spirit” du point de vue de nos stagiaires.

15. octobre 2008

Texte par: Sabine Blaser, Evelyne Rufer, Elvira Gómez (stagiaires chez firmm)
Photos: firmm

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Nina nous fait presser, car le bureau est surpeuplé et les gens peuvent à peine attendre pour écouter nos conférences. Nous - Elvira, Sabine et Evelyne - prenons à toute vitesse nos classeurs d’information et mettons quelques chaises et bancs à l’extérieur. Sabine fait la conférence en anglais, Evelyne en allemand et Elvira en espagnol. Dès que les gens se sont séparés dans les différents groupes, nous commençons nos conférences.

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charla1 BlogElvira Blog Aujourd’hui, Elvira a un groupe très gai avec beaucoup d’enfants. Il s’agît d’une institution pour des enfants handicapés de la ville de La Linea.

A la fin de nos conférences nos visiteurs n’arrêtent pas de poser des questions, mais nous sommes pressés et nous devons faire patienter nos passagers jusqu’à la sortie en bateau, pendant laquelle nous répondrons à beaucoup de questions . Nous regroupons rapidement tous les passagers et tous ensemble nous montons au bateau. Avant de monter, on contrôle les tickets.

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Arrivés au bateau,notre matelot Eduardo qui donne aussi un coup de main pour faciliter l’entrée - ceci toujours avec un grand sourire - souhaite la bienvenue à nos visiteurs. Aujourd’hui c’est Evelyne qui accompagne notre excursion. Elvira nous aide pour démarrer.

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Très vite, on voit déjà les premiers animaux. On entend un murmure de “aaah” et “oooh” de tous les coins du bateau. Ce sont les grands dauphins qui sautent dans la vague d’étrave d’un grand cargo. Cela ne dure pas longtemps et les dauphins se mettent à nager à côté de notre bateau. Ils sautent à en rendre jaloux tous les spectacles aux delphinariums. Même les globicéphales noirs ne nous font pas attendre. Tout de suite on est criblés de questions: “Combien d’animaux y a-t-il? Comment faîtes-vous pour les trouver? Est-ce que c’est le Maroc là-bas? Qu’est-ce qu’il a chargé, ce cargo? A quelle vitesse voyage-t-on?” Avec beaucoup de patience nous essayons de répondre autant que possible,nous assistons les passagers qui souffrent de mal de mer et entre-temps nous observons la mer pour trouver des animaux.

Deux heures plus tard le bateau entre au port et Sabine nous aide à aborder. Eduardo et Sabine aident les gens en sortant du bateau. Quelques uns d’entre eux ne peuvent pas attendre pour raconter ce qu’ils ont vu. Entre-temps, Nina et Evelyne s’apprêtent à l’assaut des “observateurs de baleines électrisés”, qui - en arrivant au bureau - regardent avec enthousiasme toutes les belles choses à acheter. Assez souvent les touristes achètent un souvenir d’une excursion mouvementée. Pour beaucoup, un tel souvenir est lourd de sens car ce sont les dauphins qui profitent de la vente du produit.

Mer de plastiques dans l’océan

1. octobre 2008

Text: Elisabeth Kubin, bénévole chez firmm

Elli und Statueneu klein

La tempête qui a sévi au mois d’avril à Tarifa, qui a ramené d’énormes chutes de pluie et qui rendait impossible toute sortie en mer, nous a laissé une ” mer ” intéressante et en même temps effrayante ramenant animaux, plantes et autres choses sur la plage.

A côté de deux petites raies échouées, mais qui ne vivaient plus, des holothuries innombrables, des oursins, des étoiles de mer, du fucus immense et quelques méduses il y avait aussi une mer géante de plastique, qui avait déjà été mélangée entre les phytozoaires et les plantes marines. Il semblait que le plastique, qui était en majeure partie morcelé en toutes petites particules, faisait partie des éléments naturels de la mer.

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Fig: plastique: Cette partie de plastique ressemble également à un habitant de la mer (photo: Manuela et moi)

La matière artificielle, que nous appelons normalement le plastique, est un polymère (= basé à plusieurs parties égales (monomères) produit synthétiquement ou semi synthétiquement.) Parlant de la synthèse il s’agît d’une procédure par laquelle des composés simples sont modifiés en matière compliquée. La plupart des matières plastiques sont des polymères dans lesquels le carbone provoque les liens en chaîne.

Les éléments polymères des plastiques ne sont pas hydrosolubles et ne sont pas capables de passer les membranes cellulaires des micro-organismes : c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’interaction avec des organismes vivants. Les micro-organismes peuvent uniquement traiter les plastiques par des enzymes hors de cellulaire, ceux qui réduisent le matériel en tous petits morceaux, qui seront après adaptés par la cellule. Ce processus se déroule seulement comme une érosion à la surface.

Les menaces pour l’environnement ne sont pas provoqués par les polymères, car il leur est difficile de s’allier à la nature animée, mais par les suppléments, qui sont ajoutés à la matière plastique, p. ex. les plastifiants, les stabilisants, les colorants ou le matériel de remplissage.
Quelques un de ces suppléments peuvent diffuser dans les aliments et donc être dangereux pour les êtres humains.

Les nouveaux polymères qui peuvent être décomposés par des micro-organismes, s’appellent du plastique biodégradable resp. matière artificielle biologique. Ce plastique biologique est décomposé par l’humidité, la chaleur et des organismes de terre. Le désavantage c’est qu’ils ne peuvent pas se décomposer lorsqu’il pleut.

Le plastique biologique est produit de maïs, de betteraves à sucre, de blé, d’acide lactique et de cellulose (du bois) à la place de pétrole, donc de ressources végétales renouvelables. Mais cela aussi cause un grand problème, parce qu’il faut considérer la pollution effective d’un emballage depuis sa fabrication jusqu’au traitement des déchets. Pour obtenir du plastique biodégradable il faudra cultiver des terrains immenses, le fumage affectera l’eau et la terre. Pour soutenir les terres cultivables il faudra déboiser des forêts (ci-inclus la forêt tropicale), un fait qui amplifiera le problème de CO², sauf que la biodiversité en souffrira. En plus, biodégradable n’est pas conforme avec biodégradable. Les entreprises de compost refusent d’accepter le plastique biologique, car il lui faut beaucoup plus de temps pour pourrir que des éléments biodégradables. Le plastique biologique provoque donc beaucoup de problèmes.

En considérant les choses de plus près on doit constater que le problème principal c’est que les plastiques sont utilisés seulement pour peu de temps.
Correspondant à notre vie rapide la production des produits d’emballage perdus augmente continuellement. En conséquence il y a un très grand problème d’ordures.

En plus il faut considérer, que les matières plastiques épuisent 5 % du besoin mondial de pétrole. Ils sont produits des pétroles affinés. Le pétrole nécessite des millions d’années pour se former, un sac en plastique est souvent utilisé pour seulement quelques minutes, heures ou jours et ensuite il faut environ 1000 ans pour se décomposer. Pendant tout ce temps, le sac en plastique peut causer un préjudice à l’environnement et surtout à la faune. Le plastique peut aussi enrichir en grande concentration des substances toxiques telles que DDT (Dichlordiphenyltrichlorethan) ou PCB (biphenyl polychloré).

Chaque année il y a environ un million d’oiseaux de mer et 100.000 mammifères marins morts à cause des ordures de plastique. 80 % du plastique qui flotte dans la mer a été jeté ou dispersé à terre. Le plastique ne dégage pas seulement les substances supplémentaires toxiques, mais parvient aussi dans la chaîne alimentaire des animaux, comme il y a beaucoup d’animaux qui confondent le plastique avec la nourriture.

La photo suivante montre le contenu de l’estomac d’une rorqual nain trouvée morte près de l’Angleterre : elle ne pouvait plus manger car son estomac était rempli de plastiques indigestes.

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Fig. le contenu de l’estomac d’un riorqual nain trouvée morte. [source: http://img.dailymail.co.uk/i/pix/2008/02_04/006plasticbagDM_468×287.jpg

Les oiseaux de mer confondent souvent les épaves avec des poissons ou des calmars. Lors d’une recherche qui a été effectuée en Hollande pendant les années 2002 à 2004 et dans laquelle on a analysé 819 fulmars on a découvert du plastique dans l’estomac de 93 % des oiseaux.

Même les tortues souffrent du plastique. Les tortues ne peuvent pas différencier un sac en plastique flottant d’une méduse. Ici dans le Détroit de Gibraltar moi-même, j’ai vu une tortue (Caretta Caretta) qui ne savait plus plonger, car elle avait mangé un sac en plastique dans lequel se trouvait probablement une bulle d’air.

Même les grandes baleines à fanons telles que la baleine bleue et le rorqual, qui filtrent leur nourriture à travers des fanons, filtrent aussi beaucoup de petits morceaux de plastique, comme le plastique fragmenté ressemblant en lumière solaire au zooplancton tel que les larves de poissons.
Même des tous petits morceaux de plastique fragmentés sont filtrés par le zooplancton p. ex. par les toutes petites écrevisses.

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Fig.:Krill filtrant des diatomées. Malheureusement ce ne sont pas toujours des diatomées qui sont filtrées mais aussi de petits morceaux de plastiques qui peuvent accumuler des substances toxiques comme le DDT et le PBC.

[source: http://www.saturdaze.net/prv/img/krillfilter01.jpg ]

Ce ne sont pas seulement les plastiques flottant à la surface des océans qui causent problème mais aussi et surtout les plastiques qui tombent et recouvrent le fond des mers profondes aussi bien que le fond des lacs et des fleuves. Environ 70% des plastiques tombent au fond des océans où ils recouvrent et étouffent complètement la vie marine. Des scientifiques hollandais ont trouvé 600′000 tonnes de plastiques au fond de la mer du Nord.

Dans le Pacifique Nord, il y a déjà un ” tapis ” géant de plastiques flottants et d’ordures (2 fois la taille du Texas). Il reste au même endroit à cause des courants dominants et des vents, en augmentant ainsi la taille et accumulant de plus en plus d’ordures : Ce tourbillon indigeste est fatal pour la vie dans l’océan et pour les oiseaux.

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Fig. : Tourbillon du Pacifique Nord où tous les déchets (plastiques) flottants s’accumulent.

[source: http://pruned.blogspot.com/2007/10/vortex-of-80000-nikes.html]

Dans de nombreux pays, il y a déjà des efforts de faits pour endiguer la marée de plastiques. Depuis 2002, quand on a fait payer les sacs plastiques en Irlande, la consommation est tombée de 238 sacs par personne et par an à 21 sacs par personne et par an. Dans presque la majorité des pays d’Europe Centrale et d’Europe du Nord, dans les boutiques, on ne donne plus de sacs plastiques gratuits et on trouve à la sortie des sacs ou des boites en carton à la place.
En Chine il sera interdit de distribuer des sacs plastiques gratuits dès le 1er juin et en Afrique du Sud les gens qui violent ces nouvelles lois sur le plastique auront même une amende ou seront envoyés en prison. La France a prévu d’éliminer tout sac plastique des centres commerciaux d’ici à 2010.

Malheureusement, il y a une très grande consommation de plastiques en Espagne : 238 sacs plastiques sont utilisés par personne et par an et 1 trillion de ces sacs sont produits chaque année en Espagne. Dans les centres commerciaux ils sont gaspillés et distribués en énormes quantités pour seulement finir dans l’océan, emportés par le vent le jour suivant.. Les chiffres mentionnés ci-dessus pourraient être considérablement diminués en appliquant un coût de 30 cent par sac plastique.

Il reste encore beaucoup de choses à faire mais chacun peut contribuer à une amélioration en ramenant à la maison ses propres déchets et aussi en ramassant tout sac plastique traînant au milieu d’une nature vierge et en prenant un sac réutilisable (tissu) pour faire ses courses.
Réutiliser est plus important que de perdre des tonnes d’énergie pour produire des produits non consignables, même s’ils sont biodégradables.

Du temps de ma grand-mère, des sacs en lin étaient utilisés pour tout ; on trouvait sur les marchés de grandes quantités de provisions, telles que la farine et les pommes de terre et les gens prenaient dans leur sac de lin les quantités dont ils avaient besoin qui étaient alors pesées et payées ensuite.
Nous nous vantons de nos nouveaux grands exploits compliqués mais il semble que les choses simples ne marchent plus.

Pourquoi ?

Peut-être que la réponse est simplement être heureux avec moins de choses.

Si tu veux être heureux, voyage avec peu de bagages. Cela s’applique aussi au voyage de ta vie.

(Antoine de Saint-Exupéry)